Depuis que j’ai recommencé à fréquenter la scène de lutte locale, quelques visages revenaient un peu partout. Parmi ceux-ci il y avait mon ami Martin. Que ce soit à Montréal, Ste-Martine, St-Jean-sur-le-Richelieu ou Sorel, Martin était là!
À force de se croiser, on a commencé à faire connaissance. J’ignorais à cette époque que ça faisait parti des tactiques de Martin pour être un bon membre de la sécurité sur un spectacle de lutte indépendante.
À force de parler avec lui, j’ai réalisé à quel point ce poste peut être beaucoup plus complexe qu’on ne l’imagine. Voici donc mon entrevue avec l’un des meilleurs du domaine qui nous raconte comment il a commencé dans la sécurité à la lutte et tout ce qui est important de savoir pour être un bon membre de l’équipe de la sécurité.

Monsieur Divertissement: Bonjour Martin! Depuis combien de temps tu fais la sécurité à la lutte?
Martin: Je crois qu’en mai ça va faire 10 ans.
Mr D: Mai est un grand mois, c’était mon retour sur la scène indépendante il y a 3 ans le 19 mai à Sorel. Tu devais être là.
Martin: Probablement.
Mr D: En tous les cas, Christiane était là. Je m’y suis immédiatement senti comme à la maison. As tu toujours aimé la lutte?
Martin: Oui, mais c’est sûr que maintenant que j’en fais parti je la vois différemment.
Mr D: Avant de t’impliquer, tu allais voir des shows de lutte indépendante depuis un bout?
Martin: Non, je suis allé voir la WTA parce que mon ami Pierre était là, pis paf y m’on demandé de les aider.
Mr D: As tu commencé immédiatement à la sécurité?
Martin: Pas quand ils me l’ont demandé, le show après. Le premier soir je me suis contenté de regarder le spectacle.
Mr D: Quelle fut ta formation avant qu’on t’envoie dans la fosse aux lions pour protéger le public? Qu’est-ce qu’on t’avait dit de faire?
Martin: J’ai appris sur le tas. Ils m’on dit grosso modo ce qu’il fallait faire, mais c’était assez bref.
Mr D: Avais tu un mentor, un modèle à suivre?
Martin: Non.

Mr D: Est ce que ça brassait dans la foule à Pointe Saint Charles en 2016?
Martin: Oui, mais souvent j’allais aider les autres parce qu’ils ne faisaient pas ça comme il faut.
Mr D: Est-ce que tu as des histoires intéressantes d’altercation avec les spectateurs?
Martin: Non ce n’est pas arrivé souvent, pis la majorité du temps tu leurs explique et ils comprennent.
Mr D: D’après toi, qu’est-ce qui fait un bon membre de la sécurité sur un spectacle de lutte?
Martin: Comme tu disais, être psychologue, aimer parler pour dédramatiser la situation. Répondre aux questions des gens. C’est comme ça qu’ils t’apprécient et te respectent.
Mr D: Tu parles à tout le monde, tu créé des liens et après les gens ont pas envi de te faire chier. Logique. Et quand tu leurs dit de se calmer, ils le prennent mieux car ils ont l’impression de te connaître.
Martin: Voilà.
Mr D: Et être aux aguets, prêt à aider un confrère dans le trouble.
Martin: Et spotté les tannants ou si y’a un lutteur qui se blesse.
Mr D: Es tu entraîné pour porter les premiers soins au besoin?
Martin: Non.
Mr D: J’avoue que si ce n’était pas de mon travail, je ne l’aurais pas non plus. Spotté les tannants, c’est quoi les signes classiques que tu remarques?
Martin: Les gangs qui crient souvent. Quand les lutteurs arrivent, ça capote au boute, il faut surveiller pour ne pas qu’ils fassent de quoi au lutteur.
Mr D: Alors eux tu les as plus à l’oeil, vu qu’ils sont plus volatile. Une attention spéciale.
Martin: Oui, en plein ça.

Un gros merci à Martin d’avoir accepté de partager son savoir avec nous! N’hésitez surtout pas à aller le saluer quand vous le croiserez sur un spectacle de lutte, car en plus d’être très compétant dans son travail il est hyper sympathique!

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