Bonjour la compagnie! J’ai récemment vu passer sur Facebook un message très intéressant du Mouton Noir de la Lutte au Québec.

Martin est devenu depuis deux ans un bon ami; grâce à lui j’ai pu annoncer quelques galas de lutte, un vieux rêve de jeunesse! A Ste-Madeleine durant l’été 2023, au pire show que j’ai vu de ma vie, je suis devenu son annonceur personnel.

Marty Lang avait vu mon impressionnante performance au côté de mon groupe rock québécois favori et a aussitôt reconnu mon talent au micro. Grâce à l’expérience que j’ai acquise grâce à lui à La Lutte C Vrai, j’ai pu annoncer à la prestigieuse NCW et je suis sincèrement très reconnaissant.
Aujourd’hui je mets les projecteurs sur lui; le Mouton Noir prend finalement sa place parmi les meilleurs au Québec. Sa nouvelle attitude en fait maintenant un lutteur incontournable.
Dans cette entrevue, il nous raconte comment ce changement est survenu, de l’importance de miser sur soi-même, de faire confiance à son instinct, de se respecter et de ne pas avoir peur de s’affirmer quand ça fait pas notre affaire. Bonne lecture!

Monsieur Divertissement: Ton post sur Paul m’a donné le goût de faire une entrevue sur ça pour comprendre l’impact que ce séminaire a eu sur toi. J’ai vraiment l’impression que ça t’a transformé et qu’on a plus le même lutteur qu’avant.
Marty Lang: Ça me ferait plaisir! Je tiens toutefois à mentionner qu’il n’y a pas juste Paul London qui a changé les choses pour moi. Il y a une autre personne qui a décidé que ça serait moi que ça changerait. Paul a été assez gentil pour accepter et embarquer là-dedans, mais il a vu que j’ai travaillé très fort. Mais London a vraiment changé ma manière de voir la business.
Mr D: Ton combat ce soir là contre Keven Gray était super bon, le meilleur de toi que j’avais jamais vu.

Marty: C’était le lendemain le combat avec Keven, pas le soir même. Je suis parti tout seul, comme un grand. J’ai demandé à tous mes amis et tout mon entourage avec qui je luttais: « Ça te tente tu de faire le séminaire de Paul London? » Je les ai tous achalé.
Ça faisait une semaine et demie que Jeremy me disait: « Tu devrais venir faire le séminaire de Paul London. Tu vas apprendre. » En plus, il m’a dit qu’il y aurait un des participants du séminaire qui aurait un combat sur le show du lendemain à la CWA. « C’est Paul qui va le choisir. »
Je m’en vais là-bas, comme un grand garçon. J’ai marché une solide traite. Il mouillait à siau. Je suis arrivé au Torture Chamber, ma veste détrempée. Je fus accueilli comme si j’étais chez par nous par Dru Onyx. Cet homme est un vrai gentleman. Parmi tous ses élèves il n’y a personne qui a la tête enflée, personne. Ils sont tous super sympathiques, souriants, et prêts à apprendre.
Moi je viens de l’Assomption et j’avais même pas de lift pour revenir, je peux te dire que ce fut toute une expérience. Sachant que quelqu’un parmi nous allait lutter sur le show, je suis allé là-bas en me disant que ce serait moi. J’y donnerai pas la chance de choisir quelqu’un d’autre.
J’ai amené mon sac à dos, ma valise de lutte, ma sacoche; ça pesait au dessus d’une tonne! Je ne sais même pas comment j’ai fait pour marcher avec ça toute la fin de semaine. C’était dégueulasse.

Mr D: Avant ce séminaire, étais-tu un grand fan de Paul London, ou du moins le connaissais tu?
Marty: Oui, je le connaissais avant. Mais c’était pas une grosse superstar, il avait passer sous le radar un peu. Je connaissais son nom, je savais que Paul avait été champion par équipe, mais sans plus. Je ne le connaissais pas plus que ça quand je me suis inscrit.

Marty: Mais on m’a dit: « Tu vas voir, ça va être très bon et tu vas apprendre. » Je me suis dit: « Parfait, je suis rendu là. Je veux évoluer ma lutte et je suis prêt à apprendre. Ben tabarouette, j’ai appris! Pis au début je comprenais rien. Je comprends pas un mot en anglais.
J’arrêtais pas de regarder Jeremy, car il était là avec son associer Paul Rosenberg. Jeremy me traduisait. Je faisais arrêter le cour pour qu’il puisse me traduire, pour que je comprenne. On a fait 3h30-4 heures de séminaire, et on a fait 3h de shoot wrestling.
Ça c’est de la lutte au sol, de la lutte olympique. Il voulait qu’on se fasse une base de lutte olympique pour qu’on comprenne comment ça se passe dans un ring de lutte. On a eu droit à beaucoup d’histoires. Il est humain. Paul a pris le temps de s’asseoir avec nous, de nous jaser et de se faire prendre en photos. Il a pris le temps de nous faire comprendre l’importance de se respecter. Ça c’est ce qui m’est resté le plus en tête; l’importance de se respecter. Ça implique beaucoup de choses se respecter.
Se respecter, c’est croire en son personnage. Si toi tu juges que ce n’est pas bon pour toi, tu as le droit de parler. Tu as le droit d’expliquer pourquoi c’est pas bon pour toi, de donner tes raisons, et l’autre à le droit de ne pas être d’accord aussi. C’est là que tu dois respecter la personne aussi, et essayer de trouver un compromis. Si tu n’aimes pas une situation, tu en parles!
Une autre affaire qu’il m’a apprise; si tu veux être le meilleur, tu dois penser que tu es le meilleur. Tu dois croire que tu es le meilleur et agir comme si tu étais le meilleur. London ne l’a pas dit en tant que tel, mais il nous l’a fait comprendre par son étique de travail. Tu ne peux pas exiger que quelqu’un te donne tout ce qu’il a si tu n’es pas capable de tout donner.

Mr D: C’est Jeremy qui t’a incité à participer au séminaire de Paul London?
Marty: Oui c’est Jeremy. Et je lui en suis tellement reconnaissant. J’ai pu poser toutes sortes de question à Paul du genre qui était le plus stiff dans le ring? La réponse: Ken Anderson, alias Mister Kennedy. Et s’il le dit, c’est que c’est vrai. Paul a déjà lutté avec des brutes comme Hardcore Holly et JBL, des gros monsieurs stiffs. Il s’est déjà fait fait planter par Brock Lesnar! Quand Brock Lesnar te ramasse, qu’il décide qu’il te drive, t’as pas le choix de suivre.
J’ai vu pas mal d’anciens lutteurs de la WWE sur des shows, mais Paul nous a donné plus de son temps. Il prend le temps de s’intéresser à toi. Il a changé ma manière de me percevoir.
Après, j’ai eu droit à la promo: « Pro Wrestling needs more black sheeps! »
Marty: Il l’a dit devant le Québec en entier! Que moi, Marty Lang, j’avais mérité un combat contre Keven Gray le lendemain. C’était la première fois qu’on m’a mis dans une position semblable, qu’on a cru en moi. Paul a fait comprendre à tout le monde que j’avais ma place au sommet.
C’est bien beau les « on croit en toi », mais quand t’as pas la chance de travailler avec les tops, comment peux-tu devenir un top?
Mr D: C’est très vrai, il faut travailler avec les meilleurs pour démontrer que tu as ta place parmi ceux-ci.
Marty: C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de m’impliquer davantage et que les gens ont vu que j’était très motivé. Et Jeremy m’a pris sous son aile. C’est la poussée qui me manquait pour vouloir continuer à avancer, pour me donner corps et âme. Jeremy, on le sait, tout ce qu’il fait est par rapport à la lutte. Son plus grand rêve est de lutter dans les plus prestigieuses organisations du monde.
C’est l’un des meilleurs de tout le pays et il veut redonner ici au Québec, aux gens qui veulent et qui ont du coeur. Il est très sélectif. Il m’a amené en Ontario 2 fois, et après ça j’ai eu le combat contre Green Phantom ainsi que l’aventure Lutte du Nord. C’est là que je vais briller le plus, comme le Roi Soleil! It’s my F’N house! C’est mon château! Je veux être la face qui run la place!
Mr D: J’ai remarqué que tu avais une nouvelle agressivité dans le ring depuis ce séminaire, qu’est-ce qui explique cela?
Marty: J’ai pas le choix! Ils sont quatre à me pousser pour que je suis plus agressif dans le ring; ICE, Voltage, Frank Evans et Jeremy. Je tiens particulièrement à remercier mon père pour son éducation; avec son Regard de Glace, t’as pas le choix d’être un homme!
Mr D: Tu es le fils de ICE???
Marty: Non, mais ICE est un de mes mentors. A chaque fois que j’ai un problème ou que je feel pas, je sais qu’il sera là pour moi.
Mr D: ICE est un excellent modèle de robustesse dans le ring, tout le monde sera d’accord. Pour les spectateurs, ton agressivité donne un combat intense qui a l’air plus réaliste. Vu ton gabarit, c’est une excellente chose que tu puisses inspirer la peur. Avant tu étais plus comique, on avait pas peur du tout. Est-ce que le séminaire t’a apporté autre chose?

Marty: Paul m’a fait comprendre que peu importe si tu as des amis, des partenaires, des gens qui t’aiment, quand tu es sur la route ça ne compte plus. Tu ne seras jamais aussi seul.
Quand tu rentres le soir, et que tu ressens encore l’adrénaline du public, hé bien tu es encore seul. La plupart du temps, le lutteur est seul avec lui-même. Les lutteurs sont des gens solitaires qui ont besoin d’une vie commune. De là l’importance de se respecter. Tu dois vivre seul avec tout ça après. C’est pas une crise d’égo; si les autres ne te respectent pas, au moins tu es en paix avec toi même.
J’ai également fait une de mes plus belles découvertes: Josh Angel. C’est un garçon sans malice, aucune méchanceté. C’est un être humain extraordinaire. Et tout le monde est là à parler contre lui, à le dénigrer, à dire qu’il n’est pas bon. Qu’ils mangent toutes de la marde! Josh en fait bien plus que la plupart des lutteurs qui se disent lutteurs au Québec, il est même allé au New Hampshire pour s’entrainer avec les membres du WWE ID.

Marty: Angel est venu en Ontario et on lui a dit: « Tu luttes contre Tariq. » Il a donc lutté contre Monsieur Punch Kick Chops! Tout le monde dit que c’est son papa qui paie, mais du moins dans ce cas-ci, personne n’a payé. Josh a plus de coeur que n’importe qui, c’est pourquoi c’est ma plus belle découverte.
Mr D: Peux-tu me raconter dans quel contexte s’est fait la promo où Paul parle de toi?
Marty: C’était une surprise, c’est Paul qui m’a personnellement choisi parmi tous les participants pour affronter Keven. Il a vu quelque chose en moi que même moi je ne voyais pas. Jeremy avait raison d’insister sur l’importance de faire des séminaires, de saisir les opportunités qui s’offrent. Car tu ne sais jamais quand ce sera « ta shot ».
Ça fait 23 ans que je suis dans le monde de la lutte et j’ai toujours rêve d’avoir le « shine » que j’ai présentement. Plus tu montes, plus tu brilles, plus ça commence à faire des jaloux. On te dit que tu es rendu avec une tête enflée. Ce n’est pas ça du tout; j’ai simplement appris à me respecter.
Le soir du séminaire, j’ai dormi chez des amis. Le lendemain, je me suis rendu à la salle. Paul était là, mais on a pas tant parlé. J’étais tellement nerveux parce qu’enfin on me donnait la chance de briller; j’allais lutter dans la semi finale! Le retour de la CWA! Contre un des tops au Québec, la Tornade Keven Gray!
Marty: Le match a obtenu des réactions de A à Z! J’ai offert une de mes plus belles performances en carrière et j’ai eu du plaisir. C’est le secret. S’il y a du stress, c’est fini. Ça doit se faire dans le plaisir!
Et ça s’est pas arrêté là! Jeremy m’a rappelé: « Tu vas être là au prochain show? » C’était en juillet. En Août je me suis casser le pied. On m’a dit que je ne lutterais plus jamais. On voulait m’opérer. J’ai fait une solide dépression…
Je braillais chez nous, je voulais mourir… Je demandais à mourir à Celui qui est en Haut… La lutte, c’était toute ma vie. J’étais sur le bord d’avoir la reconnaissance que j’ai toujours voulu pendant toutes ces années, l’acceptation…
J’étais si près du but, je pouvais y toucher. Et tout cela m’était enlevé soudainement. J’avais mis trop d’effort, de peine, de soirées, de colère, de joie… J’avais trop investi pour que ça me chie dans les mains comme ça.
Ensuite j’ai eu un bouchon intestinale et j’ai passé proche de mourir. À l’aube de mes 40 ans, ça remettait les choses en perspective… J’ai vu ce qui était vraiment important et j’ai décidé de focusser sur le positif. Juste avant ça j’étais en dépression et je demandais à mourir, mais quand c’est passé proche… J’ai changé d’idée; je ne voulais pas mourir.

Marty: L’été a passé… Jeremy m’a appelé et m’a dit: « On t’a trouvé un adversaire… Green Phantom! » Wow… Ça été un de mes meilleurs match en carrière.
Mr D: Ton pied avait guéri?
Marty: Le médecin m’avait dit que je pourrais recommencer à lutter à partir du 20 août. Mais ça faisait encore très mal; j’avais cassé quelque chose dans mon pied en plus de me fouler la cheville. C’était horrible; je n’étais même pas capable d’aller travailler. Je suis travailleur autonome, c’était une catastrophe financière… Tout ça parce que je suis passé à travers le perron chez mon chum de gars, c’était même pas à cause de la lutte.
Je me suis blessé la veille de mon combat contre Thomas Tempez à Havre St-Pierre. C’était très payant… Je me suis dit « Fuck! J’y vas pareil! » Je venais de me faire faire beaucoup de marchandise, car je savais que c’était un bon endroit pour en vendre. J’en braillais…
J’ai donc pris un paquet d’anti-douleurs… Tout ce qui me restait… et on part… Mais ce voyage m’a profondément changé pour le mieux. Steve Ace, qui était mon lift et que je n’avais côtoyé que dans les vestiaires de lutte depuis plusieurs années, Steve a fait pour moi ce que tout Père fait avec son enfant; il lui fait comprendre des vérités de la vie et je peux te le dire Jo, des fois ça frappe fort…
Steve n’était pas obligé de faire ça pour un inconnu, un gars qu’il côtoie dans les vestiaires de lutte quelques fois par année pour quelques heures… Il a su trouver les mots juste pour me faire comprendre l’importance d’être Fier de soi et l’importance d’être libre de ses mouvements et ses choix… Steve m’a aussi amener voir la mer. Je ne m’en étais jamais approché d’aussi près.
Je n’ai pas l’habitude de m’ouvrir ainsi sur ma vie personnelle, mais rendu là… Je n’ai pas connu mon père et ma mère est décédée quand j’avais 17 ans … Je me souviens que ma mère me parlait souvent d’un de ses souvenirs de voyage alors qu’elle avait été près de la mer, je ne me souviens plus très bien, mais ça m’a comblé de joie et c’est venu chercher des émotions de joie enfoui dans mes souvenirs les plus lointains… Ok, j’étais peut-être un peu fatiguant avec ça, mais MERCI STEVE! Je ne te le dirai jamais assez! Merci pour tout!!!

Marty: Le dimanche je suis revenu à la maison, et pendant le souper j’ai dit à Julie: « Je ne suis plus capable, je m’en vais à l’hôpital. » Pour que moi j’aille à l’hôpital, il fallait que j’aille mal en tabarnack!
Mr D: Donc l’été passe… Et ton retour est un combat contre notre Hardcore Hero, le Green Phantom! Comment ça s’est passé?
Marty: Je venais d’avoir mes problèmes de santé, mon pied était pas top… J’étais très stressé, mais ça a très bien été.
En arrivant à la salle, on m’a dit: « Green Phantom, No DQ. » Le promoteur de la BEW devait être impliqué dans une histoire avec Drénuke. J’ai ouvert le show avec Drénuke et on a battu le promoteur de la BEW Claude Cusson! C’était magnifique!
Ce qui est ironique, c’est que Claude est un promoteur de la Saskatchewan et quand il est venu au Québec il a pris la salle de la IWA-QC à l’Épiphanie, tenter de voler nos spectateurs… Si à la place de se faire la guerre on se serait entraidés… Car on sait tous que ça n’a pas été bon pour personne.

Marty: Le lendemain, j’ai monté en Ontario avec Jeremy pour lutter à la CWF et affronter Cody Brown. Il est le Jeremy Prophet des maritimes; vraiment très bon. Les gars là-bas sont solides. C’était tout un retour!
Cody planifie tout le match, je pense qu’il pense que je suis une recrue. Il ne me donne rien; j’en parle à Jeremy qui me dit d’en parler directement avec Cody. Criss! J’ai de la misère à parler anglais, j’étais nerveux. Il parle vite! Jeremy est venu me supporter et finalement il me donne deux moves; je vais pouvoir placer mon sidewalk slam et mon samoan driver qui sont deux de mes meilleurs prises.
On fait le match et Brown est stiff! Mais stiff! Heille! Pas habitué à ça moi là! Ça fait longtemps que j’ai pas pogné un lutteur de même. Après le match, je lui demande: « Why did you stiff me like that? What have I done? Who are you to do this to me? »
Cody me répond que s’il y a une caméra il y va un peu plus intense. Que ce soit au Mexique ou au Japon, j’en donne plus. Jeremy m’explique qu’il est comme lui et essaie de lutter partout; il trouve ça drôle. Personne me dit que c’est une star! Moi je pensais que j’affrontais le Terry Perry ontarien!
Mr D: Est-ce que tout ce que tu as appris récemment t’a amené des nouvelles opportunités au Québec?
Marty: Oui, après le combat contre Green Phantom, j’ai appris que la NWC avait un nouveau booker. Je l’ai contacté, il m’a demandé de lui montrer un match. Un match… Je lui ai envoyé celui contre Keven Gray et le poster de mon prochain combat à Lutte du Nord. J’ai ensuite envoyé mon combat contre le Phantom. Je ne pense même pas qu’il a regardé les vidéos; il m’a dit que je pouvais lutter pour la NWC.
Ça me fait plaisir, car c’est une porte qui s’était fermée pour moi dans le passé, et maintenant cette porte est grande ouverte! A date, en 4 combats, j’ai eu 3 combats de championnat consécutifs et j’ai testé un nouveau. C’est une belle preuve de confiance.
Et il y a le prochain gala de Lutte du Nord qui s’en vient… Ce sera ma consécration. Je vais démontrer à tout le monde, tous les promoteurs et bookers, que Marty Lang est maintenant un nom important de la scène québécoise. Durant toutes ces années passées, ils n’ont jamais cru en moi… Hé bien ils se sont trompés.

Marty: Au Dalton le 21 décembre, ce n’est pas la conclusion de mon histoire. Ça va continuer. Il n’y a aucune chance que ça arrête comme ça, c’est impossible. J’ai été sous estimé tellement longtemps, et je compte montrer à tout le monde que j’ai ma place parmi les grands du Québec.
J’ai finalement catché la Game après 23 ans. Pour évoluer vers la meilleure version de soi, on doit apprendre et on arrête jamais d’apprendre. Mon but ultime serait d’être un savant mélange de Steve Austin et de Dusty Rhodes.
Et tout ça vient de Jeremy. Ça fait des années que je connais Jeremy; on s’est entraîné ensemble chez Sylvain Grenier au Pro Gym Serge Moreau. Jeremy n’a jamais été la personne qui prenait toute la place.
Les gens le jugent… « C’est une tête enflée… Un si, un ça… » Non. Il a juste confiance en lui. A un certain niveau, si tu n’as pas entièrement confiance en toi, tu vas planter. Tu vas douter. Et tu ne peux pas douter. Si tu doutes, c’est fini.
La Lutte, c’est beaucoup de psychologie. Et le côté psychologique, il n’y a personne qui me l’a montré. On m’a montré à monter un match de lutte, mais il faut que ce tu racontes soit vrai. Il faut que les gens se sentent concernés.
Je pourrais arriver l’an prochain et dire que je veux toutes les ceintures. Mais ce ne serait pas bon pour mon personnage présentement; en tant que face je ne dois pas avoir quoi que ce soit. Je dois être sur une pente descendante, tout perdre. Et quand tu perds tout, il n’y a qu’une chose à faire; remonter en haut.
J’ai la chance d’avoir des gens comme Jeremy qui s’est tanné et m’a donné une chance. Après ce fut Drénuke et Ekiel, suivi par Pierre Joly et son booker. Ce sont tous des gens qui ont vus que j’ai travaillé fort et que je méritais ma chance. Donc tous ces gens là, je veux qu’ils continuent de croire en moi et je lâcherai pas. Je suis très reconnaissant et je vais leur prouver qu’ils ont eu raison!
Et tous les autres qui n’ont jamais cru en moi, qui m’ont rejetés, dénigrés, qui m’ont salis… Qui m’ont déjà dit un jour que je ne réussirais pas, j’ai juste une chose à leur dire: MANGER DE LA MARDE!
LE MOUTON NOIR DE LA LUTTE AU QUÉBEC a maintenant sa propre page Facebook! Je vous conseille de le suivre pour voir toutes les belles choses qui l’attendent prochainement:
https://www.facebook.com/profile.php?id=61583351597509

La Tornade Keven Gray étant blessé, c’est plutôt son frère le Guerrier Jason Gray qui affrontera le Mouton Noir Marty Lang dans un combat de poubelle lors de la grande finale du Volume 2 de Lutte du Nord! Ça va brasser en tabarouette, surtout avec le Raccoon comme troisième homme dans le ring.
Un rendez-vous à ne pas manquer! Pour tous les détails sur le spectacle, je vous suggère sincèrement de suivre la page de Lutte du Nord:

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